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Remarquable mobilisation, succès grandissant de la Marche pour la vie : en cette année d’élections, des milliers de personnes ont battu le pavé parisien pour dire leur attachement à la vie et leur rejet de l’avortement et de l’euthanasie. 6 850 personnes (sic) selon la police, 30 000 selon les organisateurs : une marée humaine qui s’étendait depuis la place de la République jusqu’à l’Opéra où les premiers marcheurs ont débouché alors que le groupe priant de SOS Tout-petits, fermant la marche, quittait à peine le lieu de rassemblement où il attendait le départ depuis plus d’une heure et demie…
Beaucoup de demandes concrètes : des lois pour la vie, en finir avec l’avortement qui tue. On a même entendu une dénonciation claire de la politique de promotion de la contraception comme « solution » au problème des grossesses non désirées, et qui est à la racine de la mentalité de refus de la vie, ce qui donne une vraie cohérence.
Au long des interviews que j’ai enregistrées sur le vif au cours de la Marche, vous aurez la température et l’ambiance de ce défilé auquel d’aucuns reprochent son caractère joyeux. S’il est vrai que la France et le monde vivent une tragédie sans précédent avec à ce jour un milliard de victimes du massacre légal des innocents, les sourires et la joie de vivre manifestée par des milliers de jeunes au service de la vie est aussi un message.
Une passante – devant une pièce blasphématoire on l’aurait taxée d’extrémisme –, parmi les rares à être irrités par la marche, ses slogans, sa musique (« Si j’étais président / de la République / plus aucun enfant / n’aurait une fin tragique ! ») lança devant moi : « Il faudrait sortir les tomates et leur balancer. » Eh bien, il en aurait fallu, des tomates.
A signaler, le beau soutien du cardinal Barbarin qui a envoyé sa bénédiction : « Que Dieu vous bénisse, vous tous qui prendrez part à cette marche, demain. Ma prière s’unira à la vôtre, pour que cela porte du fruit et apporte de la lumière et de la paix dans notre pays. »
Parmi les politiques présents, Christine Boutin, que je n’ai pas réussi à croiser. Elle a clairement affirmé dans Elle qu’elle ne souhaite pas abroger la loi Veil pour continuer « d’accompagner les femmes en difficulté », une « nécessité ». L’avortement reste un tabou, mais les milliers de personnes présentes feront peut-être comprendre à quel point il est urgent de s’en affranchir enfin !
JEANNE SMITS
- Source : Article extrait du Journal Présent n°7524 du mardi 24 janvier 2012 |
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