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L'homme moderne

« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».
Henry Ford
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  L'année 2011, sera l'année du dévoilement des mensonges...



L'homme moderne ne sent plus le besoin de réfléchir aux idéaux du progrès, il s'acommode de l'état du monde,bercé par
le ronronnement du condition-
nement, du matérialisme.

L'homme moderne est bien plus résigné qu'il ne l'avoue et pessimiste au fond de lui, ne croyant plus à la possibilité d'un progrès  SPIRITUEL et ETHIQUE pour l'individu et l'humanité, donc ne croyant plus à  ce qu'il y a d'essentiel dans la civilisation.

Les nouveaux veaux d'or se nomment : croissance, pouvoir d'achat, liberté sexuelle et bien sûr cette nouvelle morale éternelle du panem et circences.Du pain et des jeux, en somme le meilleur des mondes !


Le Bonheur n'est plus dans la transmission de valeurs, de biens etc.... Attali nous le confirme dans son récent ouvrage Petite Histoire de l'Avenir. Il se limite à satisfaire le goût pour le plaisir et à détruire tout ce qui peut y nuire. D'où l'avortement et l'eugénisme.


Pourquoi sommes nous arrivés au bord du gouffre ?




Que faire pour résister :

1.  Trouver les informations fiables.

    


2.  Les faire circuler.
 
    

3. Acheter de préférence ce dont nous avons besoin (alimentation, produits, livres) dans des petits commerces indépendants ou sur les marchés.

     


4. Se réserver du temps vraiment libre pour laisser le corps, la parole et l'esprit se reposer et se fortifier ( promenade, lectures de qualité etc...)


     


5.  Se  créer  le moins de contraintes possibles ( crédits, dépenses inutilies, besoins artificiels etc...)

     


6.  Resserrer les contacts avec les personnes fiables.

     

7.  Adopter en toutes choses une conduite d'être humain civilisé digne de ce nom.

     


8 . Pour les croyants, développer la pratique spirituelle intérieure ( méditation, souhaits, prières, foi authentique...) pour notre propre bien et celui d'autrui.

     


9. Quoi que l'on fasse, observer honnêtement la motivation profonde qui nous anime : cela permet de se rendre compte qu'une part non négligeable de nos activités quotidiennes relève plus du conformisme ou du désir de "paraître" qu'autre chose. Ainsi se dégageant d'activités coûteuses en temps, en énergie, voire en argent, mais totalement dérisoires, en fait, nous découvrons un gisement, une réserve de temps, d'énergie et de moyens pour donner de l'ampleur et de l'intensité à tout ce qui précède.



Profitez pleinement de la lecture sur le blog
tant que cela est permis....Imprimez les articles qui vous intéressent !

La vie miniaturisée !










A l'Âge réel d'un mois, l'être humain mesure quatre millimètres et demi. Son coeur minuscule bat déjà depuis une semaine, ses bras, ses jambes, sa tête, son cerveau sont déjà ébauchés. A deux mois d'âge, il mesure de la tête à la pointe des fesses quelques trois centimètres. Il tiendrait replié dans une coquille de noix. A l'intérieur d'un poing fermé, il serait invisible, et ce poing fermé l'écraserait par mégarde sans qu'on s'en aperçoive. Mais ouvrez votre main, il est quasiment terminé, mains, pieds, tête, organes, cerveau, tout est en place et ne fera plus que grossir. Regardez de plus près encore, avec un microscope ordinaire, et vous déchiffreriez ses empreintes digitales.
Tout est là pour établir dès maintenant sa carte d'identité nationale.
 


Professeur Jérôme Lejeune

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Rappelons que l'avortement par naissance partielle consiste à pratiquer, après le délai légal de douze semaines suivant les dernières règles, une intervention dite" par dilatation et extraction" au cours de laquelle le praticien extrait d'abord les jambes et le torse du foetus, pour aspirer ensuite chirurgicalement le contenu de la boite crânienne de l'enfant afin de faciliter le passage de la tête. Cela permet de tuer le bébé avant sa naissance complète et d'éviter ainsi que la mort provoquée soit considérée comme un infanticide. ( voir article ici )


° ° °

° °
°

 

***  je me permettrais d'ajouter qu'il n'y a pas si longtemps, les "faiseuses d'anges ou Avorteuses"étaient passibles de la peine de mort,La dernière femme condamnée à mort en France fut l’avorteuse de Cherbourg, Marie Louise Giraud,exécutée le 30 juillet 1943...
 

 

 

femmes enceintes


lectures


TELEPHONE PORTABLE :
Comment se protéger
Auteur : Annie Lobé

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Un bel ouvrage d'annie Lobé, qui met en garde sur le Portable qui est pratique, mais dangereux.
Le portable en veille émet en permanence des ondes imperceptibles qui traversent la peau et viennent modifier le fonctionnement de nos cellules. Et les micro-ondes émises par les portable sont même capables de passer au travers des murs !

Ceux qui se croient à l'abri parce qu'ils ne s'en servent "presque pas" sont donc tout autant concerné que les "accros". Et que ceux qui "ne peuvent pas travailler sans" leur portable.

Quelle durée de communication ne pas dépasser ?
Faut-il utiliser une oreillette ou un kit mains-libres sans fil ?
Les "protections" collées sur les appareils sont-elles efficaces ?
Comment se protéger en cas d'usage professionnel ?
Les autres appareils sans fil sont-ils sans risques ?

Ceux qui veulent agir pour préserver leur santé et celle de leur entourage (les bébés par exemple) trouveront
dans ce livre d'utiles conseils basés sur des faits scientifiquement prouvés et sur une enquête minutieuse.

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La France se prépare à un gigantesque bouleversement.


Sans plan d'ensemble, sans consultation démocratique, les éoliennes poussent comme des champignons de 150 mètres de haut : 2000 aujourd'hui, 15 000 à venir.

Pourquoi importer ces gigantesques machines qui défigurent notre paysage alors que la France exporte déjà une partie de sa production électrique ?  Pourquoi les dommages collatéraux de ces machines sont-ils systématiquement minimisés ? Sait-on que les éoliennes entraînent une hausse des émissions de gaz à effet de serre ? Le contribuable a-t-il bien compris qu'il subventionne cette fort rentable industrie ? Et qui se cache derrière ce puissant lobby de promoteurs ?

A toutes ces questions, Jean-Louis Butré apporte des réponses précises et lance un cri d'alarme pour dénoncer la plus grande IMPOSTURE écologique de notre époque.

De formation scientifique, Jean-Louis Butré est président de la Fédération Environnement Durable et des associations de protection de l'environnement Vent du Bocage et Vent de la Vienne.


Voir article ICI

_______________________________________

En vente :
SA D.P.F
BP 1
86190 Chiré-en-Montreuil
tél : 05.49.51.63.50

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lucienne

L'auteur en quelques lignes

Lucienne Foucras, professeur agrégée, est l’auteur du Dossier Noir du Vaccin contre l’hépatite B,

éditions Le Rocher 2004, réédité en version remaniée et actualisée par les éditions marco pietteur,

collection Résurgence, en mai 2009 sous le titre : Le Nouveau Dossier Noir du vaccin Hépatite B.

 

Voir article ICI

 

petit coin cinématographique

Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 02:44

 

 

affiche-sur-la-planche.jpg

 

 


Sur la planche (comprenez « sur la corde raide », cette planche c’est celle d’où jadis les pirates balançaient leurs ennemis à la flotte…) de Leïla Kilani (1) raconte – dans un Tanger (2) qui n’est pas celui des touristes pressés – la vie de quatre jeunes Marocaines du petit peuple.

 

Pour manger – et leurs salaires dérisoires leur permettent à peine de le faire – elles travaillent dans ces usines délocalisées de vêtements qui vont fringuer les nantis d’Europe ou, pire, dans les conserveries où l’on décortique les crevettes. Il y a donc les « textiles » et les « crevettes ». Ces dernières espérant devenir un jour des «textiles» quand les « textiles » rêvent d’Europe, de liberté, de dignité.


Pour survivre, c’est le système D, la débrouille, la démerde. Et tant pis si la « morale » bourgeoise de ceux qui les exploitent n’y trouve pas son compte. Badia, une « fille crevette » résume bien la situation : « Je ne vole pas, je me rembourse ». 

Deux remarques. D’abord que l’on est très loin de l’image de la « femme arabe » (et d’autant moins arabe que, dans ce Tanger voisin du Rif on est en pleine berbérité) fatalement soumise aux gros machos musulmano-tyrannesques. Elles n’ont rien, sinon leur courage, mais elles ne se laissent pas faire. Ce sont des rebelles.

 

Ensuite que l’on ne peut être qu’inquiet quant à l’avenir de ces jeunes femmes, qui ont des rêves, au moment où l’islamisme au front de taureau – et le Maroc n’y échappe pas hélas – s’installe en Tunisie, en Egypte, en Libye (pour ne rien dire de l’Algérie où il y a longtemps que le pouvoir l’a laissé prospérer pour acheter une illusoire paix social).


Un jour prochain, on les fera taire. Mais, pour l’heure, elles ont encore – ce que Leïla Kilani montre à merveille, une arme d’autodéfense : le verbe. Elles sont misérables, méprisées, surexploitées, mais elles causent. Et ce qu’elles disent ressemble à des cocktails Molotov.


Plus que de longs discours, Sur la planche nous parle du Maroc, certes, mais plus encore de Tanger, ville marocaine singulière qui a ses codes, ses façons de faire, ses facettes méconnues. Ce que Leïla Kilani nous avait déjà dit avec un documentaire, Tanger, le rêve des brûleurs. Et l’on pouvait justement craindre que Sur la planche tienne plus du documentaire que du film de fiction. Ce n’est heureusement pas le cas.


La grande intelligence de la réalisatrice est de ne pas chercher à nous apitoyer sur ces jeunes femmes, de ne pas vouloir à tout prix les rendre « sympathiques ». A cet égard le personnage de Badia, la plus délurée, la plus ficelle, la plus révoltée aussi, est particulièrement réussi.

Sur la planche est un film qui hurle en silence. On sent une violence sous-jacente et qui ne demande qu’à exploser. Ce n’est pas un pamphlet social mais l’histoire, la simple histoire, de femmes prises dans une société en pleine mutation. Pour le meilleur ou pour le pire ? L’avenir le dira.

 

Alain Sanders

- Article extrait du journal Présent n° 7536 du 9 février 2012

 

(1)  C’est le premier long-métrage de cette talentueuse documentariste qui a su là s’extraire de sa spécialité.

(2)  Qui n’est pas non plus celui de Morand ou de Bowles.

 

Illustration affiche : zoom-cinema.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 04:23

 

A l’heure où Intouchables poursuit son ascension dans le haut

de l’échelle des films français les plus vus, entre La Grande Vadrouille

  et Bienvenue chez les Ch’tis, il n’est pas inutile de souligner la leçon

profondément provie de cette comédie où l’humour côtoie assurément

l’amour et l’émotion.

 

intouchable.jpg

 


A la suite d’un accident de la vie, un homme tombe dans un trou profond, très profond, et se fait mal, très mal, à en pleurer sinon à en mourir. Passe un autre homme dont dépend le destin de cette personne touchée. Que fait-il ? Il prend une pelle et décide de combler le trou de terre. Bien des pelletées plus tard, il se penche pour voir le « condamné ». Oh, surprise ! A chaque coup de pelle, ce dernier se secoue pour enlever la terre tombée sur lui, la tasse et monte dessus. Ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il puisse sortir du trou avec l’aide de celui qui est devenu son sauveur.


Voici résumée sous forme de fable la formidable histoire d’Intouchables dont Tugdual Derville a remarquablement expliqué la morale (dans Valeurs actuelles du 4 janvier) tant pour le film que l’histoire réelle dont il s’inspire.


La chute dans le trou d’abord : « L’enfermement dans lequel nous trouvons le personnage figurant Philippe Pozzo di Borgo tel que le joue admirablement François Cluzet dans son fauteuil roulant, vient de la peine provoquée par la mort de son épouse bien-aimée. Béatrice l’avait aidé à surmonter l’accident puis le handicap. Devenu veuf, il est inconsolable… intouchable. »


L’issue ensuite : « Ce qui va le guérir, c’est cette amitié improbable et virile nouée avec son auxiliaire de vie… Un amour d’amitié a surgi dans l’humour… Philippe et Abdel avaient lu dans trop d’yeux que leurs vies étaient foutues. Plus personne, sans doute n’avait foi en eux. Intouchables raconte la métamorphose de leur ironie de morts-vivants en humble joie. Tout être humain perdu a besoin d’un bon ange pour ouvrir son cœur. Anges les deux hommes le furent l’un pour l’autre, derrière leurs déguisements de fauves blessés, tout à tour consolateurs et consolés. »


La vie est faite ainsi de chutes, de blessures, de souffrances physiques, morales ou psychiques. Lesquelles peuvent avoir un caractère destructeur pour nous-mêmes avec le renfort malheureux de nos proches, si nous nous replions sur nous-mêmes et si les autres nous enterrent dans ce repli. Comme aurait pu aussi le faire l’individu à la pelle ! Or le même geste matériel peut formellement devenir acte d’enfermement ou planche de salut. La terre jetée par notre prochain peut nous condamner ou, au contraire, devenir porteuse d’espérance. Lui et nous pouvons la transformer ensemble en échelle de Jacob, cette terre agissant alors comme trait d’union pour notre salut, pour peu qu’il y ait rencontre, confiance et coopération dans l’amitié.


C’est un changement de regard, un retournement moral dont nous avons besoin les uns les autres dans ces circonstances. C’est toute la différence qu’il y a par exemple entre les soins palliatifs qui entourent un grave malade ou au contraire une volonté d’euthanasie qui capitule. Au lieu de redouter et fuir la fragilité, la pauvreté ou la vulnérabilité de l’autre, l’accepter et trouver en elle la brèche féconde qui peut le libérer, le sauver, en nous libérant et nous sauvant nous-mêmes. Car nous sommes tous handicapés de quelque manière, l’un physique, l’autre social et un troisième autrement.


Cette leçon flagrante du film renvoie à la spiritualité de la communauté de l’Arche fondée par Jean Vanier, où c’est l’infirme, le pauvre, le malade qui devient notre « maître en humanité », nous révélant nos propres enfermements. Dans un enrichissement mutuel que manifestent si bien les Intouchables. « Regarder l’autre d’un regard sain et saint. Oser l’aborder. Partager dans les difficultés. Et si vous avez tenu la porte à une personne handicapée à la fin du film, gardez-la grande ouverte ! », résume Philippe Pozzo di Borgo (Famille chrétienne du 16 décembre) qui explique comment la foi de Béatrice et la sienne l’ont porté dans les épreuves et qui donne là le ressort de la civilisation de l’amour au service résolument du mystère naturel et surnaturel de la vie humaine.


Laissons la conclusion à Tugdual Derville, qui peut aussi en parler comme délégué général de l’Alliance Vita : « Belle leçon, à condition de reconnaître que toute relation d’entraide relève d’une alchimie… Le cœur à corps qu’Intouchables nous propose va bien au-delà de la confrontation entre un délinquant et une personne handicapée : c’est l’aventure humaine. Chacun peut y prendre place avec sa propre vulnérabilité… Intouchables nous montre simplement combien précieuse est la fragilité humaine. »

REMI FONTAINE

Article extrait du Journal Présent - n° 7515 du mercredi 11 janvier 2012

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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 02:55

 

 

polisse.jpg

 

 

 

Maïwenn Le Besco est au sommet de son art avec ce formidable film en forme d'hommage au travail quotidien de la Brigade de protection des mineurs. Évitant l'écueil du documentaire, vrai moment de cinéma avec de vraies idées de cinéma, cette incursion choc, saisissante et bouleversante, de plus de deux heures – qui aurait pu durer deux heures de plus sans le moindre ennui – vous emportera le cœur. Parce que malgré la dureté des faits, l'océan de boue de la perversion humaine, le film respire la vie et l'amour des enfants.

 

En parvenant à ne pas tomber dans le total sordide ni dans la complaisance de ce qu'elle aurait pu montrer, la réalisatrice traque la vérité jusqu'au bout avec un talent fou. Des dialogues hurlant de justesse, une histoire à laquelle on croit fort et qui vous plaque au siège, des personnages incarnés par des acteurs époustouflants et auxquels on s'attache sans modération. (Eh oui, même Joey Star que l'on préfère en acteur qu'en rappeur et qui livre là une très bonne prestation.)

 

Avec une grande variété de tons et de situations – on ne se retrouve pas à chaque fois derrière le même bureau de police à auditionner les même affaires criminelles – Maïwenn parvient aussi à glisser des scènes réjouissantes et pleines d'humour, déclinant toute la palette des moments et des sentiments quotidiens, des trop-plein d'angoisse par lesquels passent ces flics pas comme les autres. Maltraitance, fugues, incestes, pédophilie, gardes à vue, auditions, on suit aussi les policiers à la cantine, où ça parle politique, le soir où ça décompresse en bande, et dans leur vie privée où ça coince beaucoup.

 

Le cinéma de Maïwenn est entier, affirmé, singulier, vivant. Il déborde de fureur, de mouvement et sa maestria du montage n'y est pas pour rien. Polisse, c'est dix hommes et femmes avec leurs faiblesses, leurs frustrations, leurs impuissances, qui vivent les uns avec les autres. Face à eux, chaque jour, des enfants qui ont quelque chose d'épouvantable, d'inconcevable à dire.

 

Caroline Parmentier

Article extrait du journal Présent du jeudi 27 octobre 2011

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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 16:15

 

 

 

A la gloire de ces 45 hommes du GIGN

 

l assaut 2010,0

 

Chapeau l'artiste pour la scène principale, celle de l'assaut dans le cockpit justement, filmée avec une originalité et une maîtrise époustouflantes. On en suffoque encore plusieurs minutes après. Le réalisateur Julien Leclercq nous emmène loin avec cette reconstitution excellente ( moins heureuse dans la partie psychologique et coulisses des négociants. C'est ce que devraient faire tous les films. Celui-ci est issu de faits vrais et relativement récents dont plusieurs d'entre nous se souviennent très bien.

 

24 décembre 1994. Quatre terroristes du GIA ( des vrais, des emblématiques, annonciateurs du 11 septembre 2001, le film les montre sans complaisance) prennent en otage à Alger, l'Airbus A-300 d'Air France reliant la capitale algérienne à Paris et ses 227 passagers. Ils sont armés, déterminés et violents. Les islamistes réclament la libération de leurs complices et le décollage immédiat de l'avion. Ils abattent froidement un policier algérien. Puis un otage asiatique. Puis un jeune Français...

 

Voilà une histoire française qui aurait bien plu aux Américains. Le détournement d'un vol de ligne par les fous d'Allah, la terreur, l'assassinat de trois otages, et le long suspense de 17 heures qui connut un dénouement spectaculaire au petit matin sur l'aéroport de Marignane grâce à l'intervention de nos super-gendarmes. Petit détail : les pirates de l'air comptaient s'écraser sur Paris !

 

Réaliste et efficace, avec un supplément d'urgence et de tension, couleurs désaturées, images saccadées, mise en scène au couteau, Julien Leclercq raconte l'histoire à partir de trois points de vue : un policier du GIGN tourmenté et taciturne (Vincent Elbaz), une jeune technocrate ambitieuse (Mélanie Bernier) qui va régler à elle toute seule les négociations et luttes internes entre ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères ( c'est la partie la moins réussie et la moins crédible). Et le chef des terroristes ( Aymen Saïdi, très bon) qui veut mener sa mission de mort jusqu'au bout de sa folie fanatique.

 

Film de guerre intimiste plus que film d'action pure, L'Assaut est aussi un bel hommage sobre et émouvant aux 45 militaires d'élite qui ont sauvé la situation ce jour-là et qui risquent leur vie tous les jours dans des missions particulièrement délicates.

 

Une note avant le générique de fin relève avec une juste amertume que le gendarme qui est entré le premier dans l'avion et qui a pris six balles dont deux que l'on ne pourra jamais retirer, n'a jamais reçu son grade de major. Il reste l'héroïque sous-officier oublié de tous les gouvernements et tous les ministères, que le film sort joliment de l'ombre.

 

Caroline Parmentier

- Journal Présent du jeudi 17 mars 2011

 

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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 06:27

 


 

Belle moisson de prix dans le cinéma français et américain. Mes deux films préférés de l'année ont reçu l'un le César et l'autre l'Oscar du meilleur film. Jamais vu ça.....

 

des hommes et des dieux 300

 

(In)nominé dans 13 catégories, la montée au martyre des moines de Tibéhirine est repartie avec trois récompenses. Meilleur film, meilleure photo, tableaux inspirés, lumière à la beauté déconcertante. Meilleur second rôle à Michaël Lonsdale pour son interprétation remarquable de Frère Luc, le médecin des pauvres, facétieux et intense. J'ai eu l'occasion de dire dans notre page cinéma la grâce que représentait l'arrivée dans nos salles obscures de ce film lumineux vu par plus de trois millions de personnes. D'abord en raison de sa spiritualité et de son intériorité.

 

De sa qualité cinématographique aussi, originale, belle, simple. Grandiose sans la moindre grandiloquence. De sa portée politique. On ne ressort pas de ce film d'une actualité toute proche (1996) avec le sentiment que l'islam est une religion d'amour et de paix. Alors que les moines de Tibéhirine sont ouverts et accueillants, font peu de prosélytisme mais convertissent les cœurs par ce qu'ils sont, leurs dévouement à la population, c'est encore trop pour les fanatiques islamiques et le gouvernement algérien. Il seront enlevés, séquestrés, torturés et décapités, leurs têtes découpées au couteau.

 

Le réalisateur approche le mystère de la foi avec ses moyens de cinéaste mais c'est dans la montée des périls qu'il y parvient le mieux. Alors que les médias, la télévision, le cinéma sont majoritairement anticatholiques parfois de façon militante et que l'image des prêtres et des moines généralement répandue par leurs soins est celle de jouisseurs pervers ou pédophiles façon Le Nom de la rose, le film a aussi le mérite de montrer au public que la religion catholique c'est celle de ces sept moines propres à forcer l'admiration de ceux qui croient en Dieu mais aussi de ceux qui ne croient qu'en l'homme. […]

 

 

 

discours d'un roi

 

 

Récompense justifiée aussi lors de la 83e cérémonie des Oscars à Hollywood pour le Discours d'un roi, splendide moment de cinéma. Une formidable histoire d'hommes, de courage et de sens du devoir sur une idée peu banale et inspirée de faits vrais.


 

[…]

En recevant sa statuette de meilleur réalisateur, Tom Hooper a rendu hommage à sa mère en expliquant qu'elle était à l'origine du film.

 

Caroline Parmentier

- Lu dans le Journal Présent du 1er mars 2011

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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 06:47

                          

discours d'un roi

Une très bonne idée originale de départ tirée de faits vrais, en marge de ce que l'on s'attend à voir de la cour d'Angleterre, un parti pris de simplicité. Et une très bonne adaptation finement écrite, de cette très bonne idée. Ajoutez à cela des acteurs virtuoses et vous avez un grand moment de cinéma.

 

D'après l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle reine Élisabeth, qui va devenir contraint et forcé le roi Georges VI, après l'abdication de son frère Édouard VIII qui renonça au trône pour épouser Wallis Simpson. D'apparence fragile, affecté d'un tenace bégaiement, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, Georges VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme, la future « Queen Mum », et aux méthodes peu conventionnelles d'un exceptionnel thérapeute du langage. Son discours, le point d'orgue du film, va poser la première pierre du rempart de son empire contre l'Allemagne nazie.

 

Cette histoire secrète qui marie l'Histoire et l'intime, est contée de la façon la plus discrète qui soit, sans académisme figé, c'est le genre, n'y allez pas pour assister à la reconstitution grandiose du couronnement de Georges VI et en avoir plein la vue. Mais ce que vous en garderez est beaucoup plus intéressant. Le propos déroule ses enseignements subtils un rien modernisés peut-être, mais accessibles et charmants, au fil des dialogues intelligents, nerveux et so british. C'est une formidable histoire d'hommes, de courage et de sens du devoir, solennelle et humaine.

[…]

 

- Source : Journal Présent du 10 février 2011

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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 06:13

 

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C'est un documentaire. Mais beaucoup plus que ça. Réalisé par Jacques Perrin (qui fut jadis un émouvant sous-lieutenant dans La 317e Section de Shoendoerffer) et Pierre Deroo (solide spécialiste de la chose militaire).

 

 

Le sujet étant l'Indochine, inutile de dire que c'est avec un sentiment d'écorché ( chat échaudé craint l'eau froide) que je suis allé le voir. Rasséréné pourtant par ce qu'en avait dit Jacques Perrin.

 

Ce film impressionniste n'est pas un cours magistral, une leçon d'histoire. Il montre comment plusieurs générations se sont attachées à cette terre. Il y a une culture commune entre la France et le Vietnam.

 

[…]

 

Le texte est dit par jacques Perrin. Et il se marie parfaitement aux images : films de l'armée, archives inédites, document amateurs. A quoi s'ajoutent des extraits de romans, des lettres de soldats, des témoignages poignants. 

[...]

 

«  Ce film a nécessité douze années de sélection, de montage, de numérisation et trois ans de recherche ». indique Jacques Perrin. «  Nous avons visualisé des milliers d'heures de films », précise Eric Deroo.

 

Par delà le souffle lyrique – ce film est d'abord un poème – qui nous prend le cœur, il y a la souffrance des combattants. De quelque camp qu'ils furent. La mort à vingt ans. Dans des conditions de souffrances indescriptibles ( les images à la sortie des camps de la mort vietminh n'ont- pas été oubliées). Mais le décor exotique où la nature est superbe, où les femmes sont belles comme un premier matin sur le Mékong, où « les enfants perdus de l'Histoire » furent des êtres de chair et de sang.

 

Si je t'oublie jamais, Vietnam...Mais comment t'oublier toi qui, demain, t'arracheras à l'esclavagisme communiste pour essayer – enfin – d'être toi même.

 

Alain Sanders

Journal Présent du jeudi 2 décembre 2010

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 07:23

 

LA MONTÉE VERS LE MARTYRE DES MOINES DE TIBÉHIRINE


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REMARQUABLE !

 

 

 

des hommes et des dieux 300

 

 

Allez voir ce film, vous en sortirez meilleurs. Submergé par une émotion qui n'a rien à voir avec la sensiblerie. Vous y repenserez après. Chose que l'on ne peut plus dire d'aucun film de nos jours quelle que soit sa surenchère dans la violence ou les effets spéciaux. Le film marque.


La première bonne surprise de ce long-métrage français signé Xavier Beauvoir et primé à Cannes, c'est qu'il va être vu par des millions de gens et qu'ils vont en être marqués.

 

Le film surprend, il défie les attentes. Ni politique, ni historique, même s'il l'est aussi, et surtout pas documentaire. Xavier Beauvois nous emmène ailleurs. Sans grandiloquence aucune, avec beaucoup de dépouillement et par touches, avec une extraordinaire intensité.

 

Le réalisateur privilégie le point de vue des moines, celui d'un ordre cistercien qui vit dans le silence et la contemplation, mais aussi le chant, le travail de la terre, l'aide aux plus démunis, les soins aux malades, l'amour du prochain. En l'occurrence tous les villageois algérien, à majorité musulmane, qui vivent heureux et en bonne harmonie au pied du monastère. Les frère de Tibéhirine sont particulièrement ouverts, ils ne font pas spécialement de prosélytisme, leurs actes et leur foi parlent à leur place. Mais même cela c'est trop. C'est trop pour un pays qui est gagné par la terreur islamique.

 

Xavier Beauvois ne fait pas l'impasse sur l'exigence spirituelle. Nous suivons une partie des offices, des rites (rites ordinaire, ce qui est fidèle à la réalité) dans leur solennité et leur lenteur. Il approche le mystère de la foi avec ses moyens de cinéaste, mais c'est dans la montée des périls qu'il y parvient le mieux.

 

Nous sommes en 1996, une actualité par conséquent très proche, ce que le film a aussi le mérite de rappeler. L'Algérie est ensanglantée par le conflit qui oppose l'État algérien à la guérilla islamique. Le gouvernement algérien est violent et corrompu, on sent à l'une des phrases d'un de ses fonctionnaires qu'il hait la France. Les moines dérangent, les militaires algériens ne les aiment pas. Un signe de croix déclenche la fureur de l'un d'eux. Les terroristes islamiques les menacent aussi à chaque instant mais, lors d'une scène capitale, on sentira que l'un deux a du respect pour le prieur de la communauté et qu'il est impressionné. La haine et la terreur des fanatiques islamiques de plus en plus dangereux, de plus en plus violents, se rapprochent du monastère.

 

Certain de moines parlent alors de partir, les autres disent qu'il faut rester. Les mots et les arguments sont très importants, on n'en perd pas une miette. Finalement ils resteront tous.

 

Les acteurs qui incarnent les frères sont tous formidables, la réussite du film passait de façon incontournable par eux. Même Lambert Wilson, que je craignais de ne pas trouver crédible, est comme il faut. Leur extrême densité, leur visage qui se marque petit à petit des traits de la sainteté comme transfigurés à la veille de leur sacrifice. Les regards, les silences, la peur, leur combat intérieur. Superbe figure du frère Christophe ( Olivier Rabourdin), celui qui a peur, plus que tous les autres et qui triomphera, il y a du Blanche de la Force chez ce personnage si attachant. Le jeu de Michaël Lonsdale, intense et facétieux, est grandiose, le vieux frère Amédée, charmant, est plus vrai que nature.


Les tableaux sont inspirés, les idées parfois éblouissantes comme cette scène dans la chapelle où les moines commencent à chanter alors qu'un hélicoptère vrombissant les encercle. C'est édifiant mais c'est aussi du vrai cinéma. Avec cette lumière à la beauté déconcertante ou ces bouleversants travellings sur les visages des moines dans ce qui représente leur dernière « cène », sur les accents de Tchaïkovski, alors qu'ils sont désormais sûrs de la décision qui va les conduire au martyre. Il fallait oser le filmer comme ça. C'est juste magnifique.

 

Encore un mot : la grande grâce de ce film est aussi de nous montrer en 2010, alors que les médias sont majoritairement anticatholiques et que l'image globalement la plus répandue par leurs soins sur les prêtres ou les moines est celle de jouisseurs pervers ou pédophiles façon Le nom de la rose, que la religion catholique c'est celle de ces sept moines propres à forcer l'admiration de ceux qui croient en Dieu mais aussi de ceux qui ne croient qu'en l'homme.

 

Caroline Parmentier

Journal Présent du jeudi 16 septembre 2010

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 09:04

 

 

Splice-Poster-Teaser-USA-337x500 L'expérience interdite ! Clive ( Adrien Brody) et Elsa ( Sarah Polley) sont des scientifiques. Deux génies experts en génétique qui, en plus de former une équipe de première bourre, forment aussi un couple quasiment parfait.


Deux grosses têtes, donc, qui travaillent pour un laboratoire pharmaceutique qui finance leurs expériences et leurs recherches pour combattre des maladies incurables, telle que la maladie d'Alzheimer. Le jour où ils parviennent à créer « Ginger » et « Fred », deux bestioles hybrides – genre « vers blancs » grassouillets – issues d'un croisement d'ADN entre invertébré et vertébré (et dont, justement, l'ADN permettrait de soigner des malades), les deux chercheurs deviennent les vedettes du labo.


Seulement voilà, va y avoir un pépin : lorsque devant les actionnaires les deux « asticots » sont mis en présence, la démonstration tourne au fiasco gerbeux gerbant. Pour cause de changement inopinés de sexe, les deux hybrides, pour le coup devenus des mâles, se saignent à blanc. Un sacré pataquès !


Résultat des courses, le laboratoire refuse de les soutenir et de continuer de financer leurs travaux. Clive et Elsa vont-ils pour autant se ranger des éprouvettes ? Compte-là-dessus et bois de l'eau fraîche !


Plus têtus que deux mules, surtout Elsa, ils poursuivent leurs expériences en secret. Bafouant toutes les règles de précaution. Elsa passe à la vitesse supérieure en combinant de l'ADN humain (le sien) et de l'ADN animal. Le tout sous le regard méfiant d'un Clive un tantinet chiffe molle.


Et c'est le « miracle de la vie ». En bidouillant les deux ADN, les fous du labo donnent « naissance » à Dren, un être hybride, une créature, une « chimère ».


Face à ce « nouveau-né », dont la croissance rapide la (le ?) fait devenir adulte en quelques mois, l'intérêt du couple (surtout celui d'Elsa qui, au début de leur relation, ne voulait pas d'enfant) se mue peu à peu en attachement façon parents-enfant vis à vis de Dren. Inutile de vous dire que ces jeunes « parents » sont mûrs pour aller dans le mur. Et ce d'autant plus que Dren, la mutante, malgré son aspect de créature fantastique mi-animal mi-femme, n'a toutefois rien d'une tranche de mou de veau ni d'une tige de bœuf. Ajoutez à cela une sensibilité, une « sensualité » et un éveil des sens qui commencent l'émoustiller, et le trouble s'installe au sein du trio « familial ». De là à perdre tout contrôle de la situation et à tomber dans une spirale cauchemardesque, il n'y a qu'un pas, voire une « envolée » et un coup de « dard »...


Embryo ! Sur le thème récurrent du cinéma fantastique, à savoir celui des apprentis sorciers qui se prennent pour le Dieu créateur, le réalisateur d'origine canadienne Vencenzo Natali signe un fil fantastique « oedipien », original et surprenant sur les dérives de la science ( on pense notamment aux expériences sur les embryons humains) et les risques encourus. Un très bon film qui renouvelle le genre. Une réussite....monstrueuse, du genre fantastico-horrifique, pour un Prométhée moderne !


Pierre Malrouge

Journal Présent


 

 

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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 09:00

 

 

 

 

HATCHI

 

 

 

 

 

 

hatchi

 

 

Chien fidèle ! Avec Akita, race canine japonaise, «  vous accrochez une fois, pour toujours, ou jamais »... Entre l'Atika Hachiko et son maître Hidesamuro Ueno, professeur du département Agriculture de l'université de Tokyo, « l'accroche » dura dix ans. Et bien au-delà de la mort...

 

Une histoire vraie : c'est en 1924 qu'Hachiko arriva à Tokyo avec son maître Hidesamuro Ueno. Chaque jour, Hachiko avait pris l'habitude d'accompagner son maître, et de l'accueillir, la journée de travail achevée, à la gare de Shibuya ( dont une des sortie porte encore aujourd'hui le nom « Hachi »). Une routine qui dura jusqu'à un jour de mai 1925. Ce soir-là, Hachi ne vit pas revenir son maître par le train. Le professeur, mort d'une congestion cérébrale, ne revit jamais le quai de gare où son chien l'attendait.

 

Confié à d'autres gens, Hachiko s'échappait régulièrement et regagnait encore et encore son ancienne maison. Réalisant que son maître ne vivait plus là, il retourna sur le quai de la gare où il avait l'habitude de l'attendre . Dès lors, chaque jour, par tout temps, il attendit de voir le professeur revenir...

 

D'abord intrigués, les usagers de la gare s'émurent de voir la pauvre bête guetter en vain le retour de son maître et beaucoup lui donnait des friandises et de la nourriture. Pendant dix ans, Hachiko revint chaque soir, à 17 heures pétantes, au moment précis de l'arrivée du train qui devait ramener son maître. La dixième année, un ancien étudiant du professeur apprit l'histoire d'Hachiko et publia des articles contant l'incroyable fidélité de l'animal. Symbolisant la loyauté et l'esprit de famille idéal, Hachiko devint « héros » national et, en 1934, une statue de bronze le représentant fut érigée – en sa présence – en gare de Shibuya. Recyclée pour l'effort de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle statue fut inaugurée en août 1948. Aujourd'hui, elle trône toujours à l'entrée de la gare de Shibuya.

 

Mort le 8 mars 1935, Hachiko est devenu le chien le plus célèbre du Japon. En 1987, un film, Hachikô Monogatari, qui retrace la vie d'Hachiko, connu un immense succès populaire en son pays.

 

Un homme et son chien ! Dans le série « chien perdu sans collier » et sans maître, le réalisateur d'origine suédoise Lasse Hallström ( Ce cher intruslbert Grape, le Chocolat, Une vie inachevée...) transpose cette histoire d'amitié – d'amour – à la vie à la mort entre un Akita et son maître Parker ( Richard Gere ), professeur de musique et de danse, dans une petite ville des Etats-Unis. Ce film animalier familial ( réalisé en 2007-2008) du genre tire-larmes, certes un peu poussif, répétitif, voire tirant à la ligne, n'en réserve pas moins des moments d'émotion.

 

Pierre Malpouge

 

- Source Journal Présent du Jeudi 10 juin 2010

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Voir aussi ces deux excellents articles  :

Le chien : un roi dans le royaume des sentiments 1 et 2.

 

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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 00:00

LA RAFLE

 

C'est un mauvais film. La rafle du 16 juillet 1942, ses atrocités et ses suites sont bien réelles. Elles sont traitées non pas selon les procédés du documentaire historique, mais selon ceux de la fiction inventant les paroles qui ont pu être prononcées. Une telle liberté offre une grande marge à l'arbitraire. Et l'arbitraire du film est de suggérer que l'initiative et la responsabilité de la rafle furent celles de la France.

 

C'est la contre-vérité rendue officielle et pratiquement obligatoire par le président Chirac dans son honteux discours du 16 juillet 1995. Il n'est pas vrai que la France " de Vichy ", la France du Maréchal Pétain, bref l'Etat français, ait été complice. La France était contrainte. Elle n'a pas  secondé les persécutions nazies, elle les a subies. Ne pouvant les empêcher, elle s'est efforcée de les limiter.

 

Le film n'ose tout de même pas assurer que les maréchal Pétain aurait été raciste, nazi, disciple d'Hitler. Alors il présente le Maréchal comme un pantin sénile et ridicule, dont le seul but était de "garder le pouvoir" ( et d'ailleurs Laval comme une sorte de mafioso).

 

Avec les même images, simplement en supprimant ou en corrigeant les dialogues truqués attribués à Pétain et Laval, on aurait un film plus conforme à la vérité. La tricherie est de donner à croire que la France se mettait à l'école de l'idéologie nazie, alors qu'elle était otage de l'armée allemande; elle l'était à la suite du plus grand désastre militaire de notre histoire nationale. S'il y a une responsabilité française, ce fut celle-là: par naïveté ou par aveuglement, en tout cas sous la pression de la démocratie internationale, avoir en 1939 déclaré la guerre à l'Allemagne sans s'être donné au préalable les moyens de la faire. En le cachant, le film est porteur de mépris et de haine à l'égard de la France. Et, semble-t-il, il l'a voulu.

 

Jean Madiran

Journal Présent

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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 17:38

Merci à Nicolas Vannier pour son film :

~   L O U P   ~



Un pur moment de détente et de plaisir visuel....




Loup de Nicolas Vanier en avant-première (bande annonce)
envoyé par RegionIledefrance. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 16:34



________________________________

Charlotte Gainsbourg,
 le prix de la pourritude
_________________






Elle est arrivée sur la scène éthérée et pure comme l'agneau qui vient de naître, la voix tremblante, à peine audible, émue comme une enfant... Elle, c'est Charlotte Gainsbourg, actrice pleine de charme, qui a remporté le prix d'interprétation féminine du festival de Cannes pour l'un des films les plus innommables de toute l'histoire du palmarès. Elle est arrivée toute chuchotante, remerciant timidement son mari et ses enfants avec des moues pudiques. Dans le film du Danois Lars Von Triers au titre éloquent, Antichrist, elle se masturbe en gros plan, s'automutile sexuellement, se découpe au ciseau rouillé avant' d'émasculer son mari... Ce doit être ce que l'on appelle l'audace des timides !

Lors de sa projection à Cannes, le film à la fois pornographique et ultraviolent, a suscité de nombreuses réactions dans la salle. Plusieurs critiques sont sortis devant des scènes insoutenables, beaucoup ont sifflé et protesté, d'autres ont fini par éclater de rire, devant les scènes d'accouplement ( les plus dures ont été tournées par des doublures venus du X...) de torture et de mutilation en tous genres.
[...]

« Superbe » pour Isabelle Huppert,  qui a félicité Charlotte Gainsbourg d'un grand « bravo », en lui remettant son prix
[...]

La petite Charlotte que son père avait fait chanter avec lui à 13 ans : Lemon Incest ( la chanson qui avait fait scandale en 1985 pour son apologie de l'inceste) a dédié son prix à Serge Gainsbourg : « J'espère que mon père aurait été choqué ».

Pas choqué du tout, elle, la ministre de la Culture Christine Albanel a estimé dimanche que la France pouvait être « très fière » des prix reçus. Tandis que Nicolas Sarkozy, lui, a exprimé à Charlotte Gainsbourg ses plus vives félicitations !

  • Source : Journal Présent - Mardi 26 Mai 2009


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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 12:06

" GRAN TORINO" de Clint Eastwood :
Un film ? non.
 Un manifeste, et un testament.


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Il est important de revenir sur le film de Clint Eastwood, Grand Torino. Parce que, en ces temps de confusion et de n'importe quoi, cette œuvre est beaucoup plus qu'un film. C'est un manifeste. Et un testament.

Alors que le « politiquement correct » et le « prêt-à-penser » sont devenus la règle, Clint Eastwood, désormais reconnu comme le dernier des géants alors qu'on le vouait naguère au gémonies, met les pieds dans le plat. Pour nous dresser le portrait d'un homme comme on n'en fait plus. Le moule est cassé. C'est le manifeste d'un homme libre et pour des hommes libres. Une histoire qui renvoie aux poubelles de l'histoire les racistes au front bas et les professionnels du soi-disant « antiracisme », qui ne sont que les deux mêmes faces de l'hydre totalitaire.



Ancien de Corée, décoré de la Silver Star, encombré de deux fils qui ne le méritent pas et de petits-enfants qui sont de parfaits abrutis, le héros solitaire de Gran Torino, brisé par la mort de sa femme, va se refaire une famille. D'origine polonaise, irrité par l'envahissement de son quartier par des Asiatiques qui pour lui ne sont que des « faces de citron » ( comme ceux qu'il a combattu en Corée ), il va découvrir une famille de Hmongs. C'est-à-dire ces montagnards du Laos et de la Thaïlande qui furent du côté des Français pendant la guerre d'Indochine, et de celui des Américains pendant la guerre du Vietnam. Idéologiquement, il n'y a qu'une race : celle des hommes qui disent non au totalitarisme.


S'ajoute, à cette première découverte et ce refus de jamais plier devant la racaille, qu'elle soit blanche, noire, jaune, l'affection qui va unir ce vieil homme et un jeune adolescent Hmong. Ce qu'il n'a pas su faire comprendre à ses deux fils ( et a fortiori à ses petits-enfants irrécupérables), il va le transmettre – et jusqu'aux sacrifice suprême – à un jeune homme venu d'ailleurs.


[...]

Clint Eastwood est un rebelle. Ce n'est pas un révolté, une sorte de zigotto de pacotille à la façon de ces romans russes nihilistes du XIXe siècle.

Un manifeste, avons-nous dit. Un testament aussi. Celui de Clint Eastwood qui dit là tout ce qu'il faut savoir de la vie et de la mort.


Le miracle c'est que, dans nos sociétés déboussolées, avachies, sans repères,
Gran Torino remplisse les salles. Preuve qu'il ne faut jamais désespérer et qu'il y a, dans le tréfonds de nos peuples laminés, un instinct de survie – et osons le mot : de réaction – qui perdure.

Gran Torino
est hors mode. Aux antipodes de ce qu'on nous sert ad nauseum sur les écrans, aussi différents que le jour et la nuit de ces saloperies que l'on récompense d'oscars et de césars. Et ça, c'est une bonne et grande nouvelle !

Alain Sanders

Journal Présent - n° 6791





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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 11:00


Les bureaux
de
Dieu



D'abord le titre du film en forme de provocation et d'inversement total des valeurs, du vrai, du faux, du bien, du mal. Dans ces « bureaux de Dieu », ceux du Planning familial, donc, on aide les femmes à avorter.

Le film qui se veut un hommage à ces "anges" du planning, ne cache rien de la réalité quotidienne de leur mission. Les termes sont crus, les dialogues réalistes : pilule, stérilet, pilule du lendemain, avortement chimique, RU, avortement chirurgical. Jusqu'à 19 semaines, 25 semaines de grossesse....Lorsque les délais légaux français sont dépassés, le planning oriente les femmes, les jeunes filles, les gamines vers l'Espagne ou, moyennant finances, le boucher d'une clinique locale pratique des avortements tardifs.

Difficile d'oublier l'image de Michel Boujenah en médecin du planning familial expliquant à une jeune cliente qui avorte pour la seconde fois qu'il a 25 ans d'avortement derrière lui et qu'elle peut donc lui faire confiance.

Le film n'est ni une fiction ni un documentaire, oscille entre les deux, à la mode d'Entre les murs et rate spectaculairement sa cible avec ces stars dans le rôle des conseillères du planning. Un peu à la façon du « Manifeste des 347 salopes », elles ont voulu apporter leur pierre à l'édifice du bel ouvrage. Elles militent toutes contre ce qu'elles appellent la remise en cause sournoise en France de l'avortement et pour les « acquis fondamentaux » des féministes.

En conseillères qui écoutent, elles sont beaucoup trop brushinguées, maniérées, maquillées, beaucoup trop actrices pour être crédibles. En héroïnes du social sorties de la " Nuit des Césars ", elles sont assez ridicules. Face à elles des " patientes "  qui sont des femmes de la rue filmées dans les locaux du Planning familial par la réalisatrice engagées Claire Simon.

Dans cet appartement lugubre du Planning Jean-Jaurès, Claire Simon filme les uns après les autres les entretiens de ces actrices ( Nathalie Baye, Béatrice Dalle, Nicole Garcia, isabelle Carré) avec une Maghrébine, une africaine, une jeune fille BCBG, une mère " qui ne veut pas changer d'appartement ni de voiture "  : toutes souhaitent une contraception, un avortement ou une pilule du lendemain pour se débarrasser de leur grossesse. Beaucoup de détresse chez ces femmes — pas toujours — et toujours la même solution chez les conseillères.

On a bien compris qu'elles ne sont pas là pour parler au nom de l'enfant. Il n'en est jamais question d'ailleurs, dans ces bureaux, de l'enfant. Les termes sont durs, froids, cliniques. Les réponses pragmatiques, pratiques, radicales. Emanation du militantisme féministe des années 1970, le « planning » apparaît dans toute la vérité nue de son activisme de mort quotidien. Et l'on ressort de ce film avec une profonde tristesse, un lancinant sentiment d'horreur.

Caroline Parmentier
- Source : Journal Présent.

 

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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 15:56


 Prochainement sur les écrans



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KATYN
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Le 17 septembre 1939, l'Armée rouge pénètre en Pologne. Le pacte germano-soviétique est alors en vigueur. Après sa rupture, en 1941, les Allemands, avançant vers l'est, découvriront les charniers de la forêt de Katyn, et révéleront le crime soviétique, que l'URSS, désormais dans le camp des alliés, saura étouffer.

Michel Janva


voir ICI


 

Le réalisateur polonais Andrzej Wajda a mis en garde vendredi contre une récupération politique de son film "Katyn", présenté vendredi hors compétition à la 58e Berlinale et qui traite du massacre de 22.500 officiers polonais par les Soviétiques en 1940.

"C'est une élégie, un film sur le deuil, sur la souffrance individuelle", sur ces femmes qui attendaient le retour d'un mari, d'un père, d'un frère, "mais pas un film politique", a déclaré Wajda, 81 ans, récompensé d'un Ours d'honneur à Berlin en 2006 et d'un Oscar d'honneur en 2000 pour sa carrière.

 

"Je ne voudrais pas qu'il soit récupéré ou associé à une quelconque manipulation politique", a dit Wajda, auteur d'une trentaine de films.

Il a expliqué avoir pour cette raison fait repousser la première à Moscou, prévue à l'origine le 5 mars, pour éviter toute politisation au moment du 55e anniversaire de la mort de Staline.

"Je ne voulais pas faire un film contre la Russie. D'ailleurs, dans la forêt de Katyn, à côté des fosses des officiers polonais, il y a aussi des milliers de Russes, de Biélorusses, d'Ukrainiens, assassinés dès 1937, dont on parle peu", a ajouté Wajda.

Pour autant, la date choisie pour la sortie du film en Pologne, le 17 septembre 2007, jour anniversaire de l'entrée des troupes de l'Armée rouge dans l'est de la Pologne (1939), en vertu du pacte germano-soviétique, était très symbolique.

"Katyn", nominé pour l'Oscar du meilleur film étranger, a eu près de 3 millions de spectateurs en Pologne. "Ce succès est compréhensible. Les Polonais attendaient un tel film depuis longtemps", a dit Wajda.

Le film traite d'un sujet longtemps tabou, "le secret le mieux gardé de la censure", selon Wajda, un massacre nié par les Soviétiques et mis jusqu'à l'effondrement de l'URSS sur le dos du régime hitlérien. Il aura fallu attendre 1990 et le président Mikhaïl Gorbatchev pour que Moscou reconnaisse la responsabilité des Soviétiques.

"Katyn" conte avec sensibilité l'attente des femmes, leurs espoirs et leur incrédulité après la révélation de la tuerie en 1943 par les nazis, lorsqu'ils découvrirent les charniers.

"Il fallait faire un tel film. Il faut voir pour faire son deuil et arrêter la douleur. Certaines images resteront dans la conscience collective", a dit Wajda, qui raconte un peu ainsi l'histoire de sa famille, son père Jakub Wajda ayant été tué lors de ce massacre.

"Jusqu'à sa mort en 1950, ma mère n'a pas voulu croire qu'il avait été tué. Elle écrivait à la Croix-Rouge, en Suisse, à Londres...", a souligné le réalisateur, qui avait 14 ans quand son père a disparu.

J'en ai fait assez comme ça. Je veux clore ce chapitre", a dit le réalisateur, dont nombre de films sont hantés par ses souvenirs de la guerre.

Wajda veut maintenant "faire un film moderne, contemporain". "Il y a des évolutions dans la société polonaise, deux millions de Polonais ont quitté leur pays pour aller tenter leur chance ailleurs. C'est, dit-il, un aspect tout aussi intéressant" que la guerre.

 
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    14 février 2012  

   
 


 


 

1. - Dessèchement des muqueuses, syndrome sec : l'huille d'argousier

 

2.Précieuse info

 

3 . - Commande d'une pizza en 2015 !



 

5. -   Café en capsule :Un bon goût de cancer...Merci George !

 

6. -   Washington rend obligatoire l'implantation d'une puce RFID 

 

7 . - Le buis, cette plante trop méconnue pour ses résultats remarquables

 

8. Comment manipuler l'opinion publique en démocratie



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