Que faire ?
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Le combat à mener doit viser à la réanimation spirituelle, intellectuelle et morale de notre peuple, mais aussi simultanément politique et sociale.
Les solutions pour la droite ne sont pas dans les formes de l'ancienne monarchie, ni dans celle de nos deux empires, encore moins bien sûr dans le système républicain jacobin d'où ont procédés les grands totalitarismes.On ne les trouves pas dans les épisodes nationalistes du temps de l'affaire Dreyfus ou du 6 février 1934.
Elles passent certes par la réaffirmation des valeurs fondamentales du respect de la vie, de la patrie, de la famille, du travail et de la justice sociale.
Mais affirmer la patrie, ce n'est pas refuser la nécessaire organisation de l'amitié et de l'harmonie des nations européennes, avec les pactes de bien commun et les délégations d'autorité qui peuvent en découler.
Dans le contexte des immenses blocs de puissance qui se partagent le monde, on ne peut rêver pour la France d'un repli nationaliste cadenassé. On ne peut davantage imaginer une suppression de toutes les formes actuelles de représentation politique et sociale au profit de quelques utopies corporatisme.
Le combat n'est pas, à l'évidence, prioritairement institutionnel car la maladie est plus dans les cerveaux que dans les institutions. La preuve en est que malgré son système hiérarchique éprouvé et ses institutions séculaires, sa doctrine sans cesse précisée, l'Eglise catholique a subi en ce dernier demi-siècle une immense crise à la hauteur des plus graves qui l'ont affectée dans le passé comme celle de l'arianisme ou de la Réforme.
Bien sûr de grandes réformes sont à faire. Mais l'urgence est d'abord de réveiller les meilleurs de leur torpeur et bien des catholiques de leur tiédeur politique.
Bernard Antony
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