Jeudi 2 octobre 2008
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LES FAUX DEPISTAGES DE CANCERS DU SEIN
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L'utilité du dépistage du cancer du sein ( DMO) - pratique médicale qui repose sur le singulier postulat que " tout bien portant est un malade qui s'ignore"
fait actuellement l'objet d'une remise en question à la Fédération Nationale des collèges de Gynécologie Médicale.
Elle a été provoquée par le recoupement entre les résultats négatifs de la méta-analyse Cochrane, et la publication des essais comparatifs randomisés anglais sur le dépistage du cancer du sein
par mammographie qui étudie le suivi de 160 000 femme âgées de 39 à 49 ans pendant plus de 10 ans. Ces résultats d'abord publiés en décembre 2006, ne relèvent aucune diminution statistique de la
mortalité par cancer du sein, et de plus témoignent d'une récurrence constante de faux dépistages positifs de cancers.
Les " sur-diagnostics" comprennent à la fois des cancers non évolutifs qui n'auraient jamais été perçus sans dépistage, et des altérations histologiques étiquetées comme "cancer" mais sans
conséquence. En pratique, sur 1000 femmes présentées au dépistage officiel, 14 auront un diagnostic de cancer du sein : Sur ces 14 femmes, en raison du
manque de spécificité, 4 seulement ont une vraie maladie cancéreuse évolutive. En réalité 10 FEMMES sur 14 seront donc opérées POUR RIEN. Inutilement ? Pas si sûr, car cela alimente l'appareil de
dépistage lui-même ! La réaction en chaîne est amorcée....
Les 4 cas de maladie cancéreuse véritable dont l'évolution est défavorable vont donc se trouver dilués avec les 10 faux
diagnostics. L'évolution favorable de ce que le médecin croît être un vrai cancer soigné à temps lui donne l'illusion de l'efficacité de la méthode. Le patient reconnaissant ne sait pas non plus
qu'il a été tout simplement victime d'une erreur. L'illusion d'efficacité incite à son tour à dépister plus...
Bref, comme l'a proclamé André Roussin "dans la maladie, ce qui sauve, c'est la santé"
Il faut enfin admette que l'examen microscopique ne peut distinguer un pseudo-cancer, d'un cancer
évolutif. Les histologistes sont mis dans cette difficile posture par la traque effrénée de lésions de plus en plus petites, donc cencées être de plus en précoces à traiter. Or,
le prélèvement ponctuel d'une petite tumeur est beaucoup moins prédictif d'une évolution défavorable que pour une tumeur plus volumineuse.
Par ailleurs ce sur-dépistage
nuit gravement à la santé des pseudo malades, par les traitements lourds qu'il entraîne. Les risque iatrogènes liés à la chirurgie, à la chimiothérapie et à la
radiothérapie pour les 10 patientes traitées à tort ne sont pas pris en compe ( sans compter les dégâts psychologiques). En fait, la précocité de l'intervention chirurgicale semble
associée à une surmortalité par cancer du sein trois ans plus tard. Il est dit aussi que la chirurgie peut entraîner une " angiogénèse" et la prolifération de métastase à distance en
particulier chez les patientes jeunes qui présentent des ganglions positifs.
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JL SIMENEL, Président du Collège de Gynécologie de Normandie.
Nota :
Encore une preuve que le cancer du sein en particulier fait l'objet d'un sinistre business.
Pendant que la sécu fait la chasse aux médecins qui dépassent de 20 euros le quota autorisé pour les prescriptions courantes, non seulement elle encourage le sur-dépistage par une pression
psychologique constante sur les femmes, elle est d'une surprenante tolérance pour des milliers de traitements hyper-coûteux ( de 100 à 150 000 € entre la "mutilation", la chimio et la
radiothérapie) donc effectués 10 fois sur 14 pour rien (jack pot : 1,2 millions d'euros en moyenne ! ) et cela sur le dos de nos prélèvements obligatoires. Alors, pour les intérêts de qui
travaille vraiment cet ogre soi-disant sécuritaire qui génère légalement la plus grosse hémorragie financière de notre pays ?
- Source : Le journal de Michel Dogna - n° 64 - sept. 2008
Publié dans : Médecine : Tromperies
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Par boswelia
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