Le numéro 385 (mai 2011) du Sourire de Marie, publication catholique ( BP 6, 53150 Montsûrs) a reproduit la constatation d'un groupe de pèlerins qui se sont rendus dans la basilique Notre-Dame de Pontmain ( en Mayenne, où la Vierge est apparue en janvier 1871) et ont remarqué qu'un nouveau tabernacle, installé en janvier 2009, comportait des représentations symboliques qui ne correspondent pas du tout aux descriptions précises faites par les enfants qui ont assisté à l'apparition.
« L'artiste » a peint une Croix avec des branches brisées, or « ces lignes brisées nous renvoient aux apparitions de la Sainte Vierge à Lyon (non encore reconnues à ce jour), où Elle a présenté des croix brisées, en commentant que ces brisures symbolisaient l'abandon de Dieu et de sa Loi. Symbole plutôt inapproprié sur un tabernacle ! »
Le deuxième symbole est celui de l'ovale qui entourait la « Belle Dame » et renvoyait à la médaille Miraculeuse de la rue du Bac. « Donc quiconque a la prétention de faire référence à l'ovale de Pontmain se doit de respecter les proportions de la Médaille Miraculeuse. Or, sur ce tabernacle, ce n'est pas l'ovale de la médaille que l'on est invité à observer ou à scruter, mais celui d'un ballon de rugby. En effet, l'artiste s'est permis avec une liberté choquante, d'insérer l'étoile supérieure à l'intérieur du ballon de rugby. Ce faisant, il a également inclus une aura sombre autour de cette étoile, qui coïncide parfaitement avec la couture supérieure d'un ballon de rugby. Et comme si cela n'était pas assez clair, il a de plus, à l'intérieur de son ballon, et à l'intérieur seulement, inclus, dans la pâte de verre, de longues traînées longitudinales qui rappellent indiscutablement les couture longitudinales classiques dans un ballon de rugby. S'agit-il d'un nouveau symbole chrétien ? ».
Enfin, sont représentée trois étoiles, « trois astres qui ont été remarqués, non seulement par les voyants, mais également par la quasi-totalité des habitants de Pontmain présents devant la grange, le fameux soir du 17 janvier 1871. Au cours de leurs auditions canoniques, les enfants ont décrit les étoiles exceptionnelles de cette nuit, comme étant à cinq pointes, comme les étoiles peintes sur la voûte de la nef de l'église paroissiale.
« Et l'artiste se permet une nouvelle liberté significative : ses trois étoiles sont à six pointes. Le nombre 666 est bien connu des lecteurs de l'Apocalypse comme symbole de la " bête ". Encore une fois c'est très approprié pour un tabernacle !
« En conclusion, ce tabernacle multiplie des symboles qui n'ont plus rien à voir avec le Christ ou avec sa Mère. C'est déroutant pour le pèlerin. Le recteur semble en avoir pris conscience, puisqu'il fait tendre une étoffe entre l'ostensoir et ce tabernacle certains jours d'adoration. On peut supposer qu'il est conscient du trouble généré par cette « œuvre d'art ». Si c'est bien le cas, pourquoi la conserver ?
Ne serait-il pas plus approprié de la rendre à son auteur-concepteur ? ».
- Source : Lectures Françaises n° 653 – Septembre 2011
Illustration : fr.wikipedia.org
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