Minarets, niqabs et burqas en Occident !
A quand des églises chrétiennes en Orient ?
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Autoriser des minarets dans notre paysage citadin, tolérer le port du
voile, du niqab et de la burqa ? Supprimer la mixité des piscines pour permettre aux femmes musulmanes de se baigner hors le regard des hommes ? Autant de problèmes de
civilisation que pose l'irruption de plus en plus pressante de l'islam dans les pays de tradition chrétiennes, dégagés pour la plupart en occident de l'influence séculière des églises.
Une laïcité qui souligne le renvoi de la religion à la seule sphère privée de l'individu. Certes la limite entre la religion et la citoyenneté reste parfois floue. Persistent encore des
manifestations publiques de la foi, certaines fêtes religieuses, quelques processions. En revanche , le clergé séculier a abandonné les signes extérieurs de son appartenance
religieuse, l'uniforme notamment. En Suisse , en tout cas, la séparation de l'église et de l'Etat est un fait irréversible, consacré par les textes et par les moeurs.
Lorsque certains se réclament de la liberté de religion pour justifier le port du voile, du niqab et de la burqa, ils se trompent deux fois. Les meilleurs connaisseurs de l'islam
l'affirment, le coran est silencieux à cet égard, tout au plus recommande-t-il que la femme préserve ses cheveux du regard d'autrui. D'autre part, la liberté de l'un s'arrête où
commence celle de l'autre. En d'autres termes la liberté de religions s'arrête là où elle déborde de la sphère privée pour faire irruption dans la vie citoyenne et la troubler.
Touche pas à ma femme !
Une double tromperie qui mérite explication.Nicab et burqa règent dans les pays de l'islam intégriste, en Arabie saoudite et en Afghanistan, des pays de la grande pauvreté, dans
lesquels dominaient les tribus et les seigneurs de la guerre, avant que ne s'impose l'embellie du pétrole pour l'Arabie saoudite. A la pauvreté s'associe le manque d'hygiène et la
mortalité infantile ravageuse. Mener à l'âge adulte trois ou quatre enfants impliquait d'en mettre au monde une vingtaine. Seule la polygamie pouvait répondre à cette exigence. Or les
courbes de natalité sont sensiblement les mêmes pour les femmes que pour les hommes. La polygamie allait donc privilégier les uns aux détriment des autres. Ibn Saud, par exemple, le
fondateur de la dysnatique saoudienne actuelle n'avait pas moins de 70 épouses. On imagine la frustation du célibataire, endurci par force, et la violence qu'elle peut déchaîner. Il
fallait donc protéger du regard des hommes la femme, ce bien précieux parce que rare, la cloîtrer pour la protéger de l'agression sexuelle, de l'adultère. Maisons protégées par de hauts
murs, gynécée enfermement, chaperonnage, dissimulation des signes extérieurs de la séduction, sont autant de mesures purement circonstancielles qui n'ont aucun fondement religieux et
apparaissent complètement désuètes aujourd'hui, au siècle de l'hygiène et de la surpopulation alors que s'installa progressivement une monogamie de fait.
La femme-esclave
En Arabie saoudite, où règne implacablement le wahabitisme intégriste, le sort de la femme n'est guère enviable. Aucun droit au travail, pas de conduite automobile, pas de sortie sans
un chaperon, pas d'apparition en publique sans burqa ( visage entièrement voilé). La femme est à préserver comme un bien précieux. Mieux encore, dans la charia cette loi intégriste de
l'application du Coran, la répression de la sexualité hors mariage est féroce. Le viol est puni de mort par décapitation, l'adultère de la femme par lapidation jusqu'à ce que mort
s'en suivent. Dans ce climat social, la situation de la femme relève de l'esclavagisme pur et dur et burqa et niqab ne sont que les signes exérieurs et manifeste de cette domination
féroce du mâle sur la femelle. Tolérer dans les pays de laïcité et des droits humains de telles prisons ambulantes, symboles de l'humiliation féminine, est non seulement immoral,
mais illicite. En effet, de nombreux règlements interdisent dans notre pays les « déguisements » qui dissimulent les visages hors des périodes de carnaval. Dans notre socièté
démocratique, l'identité et la personnalité de l'individu, homme ou femme, sont étroitement liés au visage. Les pièces d'identité en témoignent. La dissimulation équivaut à une
tromperie à laquelle ne se sont pas privés de recourir nombre de terroristes et autres délinquants pour échapper aux recherches.
Les femmes saoudiennes qui viennent en Europe le savent bien, qui montent dans l'avion en burqa et en ressortent à l'atterrissage en tailleur Chanel et maquillage savant. Ces
comportements de la domination mâle témoignent tout au plus de la fragilité psychique de ceux qui les mettent en oeuvre.
On lapide les non-musulmans
Comme témoignent de la fragilité de l'Islam en Arabie saoudite, les mesures discriminatoires prises à l'endroit des autres religions. Il fut un temps où l'islam était une religion
tolérante, fraternelle. Lors de la conquête de presque tout le bassin méditerranéen, du Moyen-Orient et de la Perse par les Arables au premier millénaire, les communautés chrétiennes
mésopotamiennes ( syrriaques et nestoriennes) vivaient en bonne harmonie avec les conquérants. L'islam est-il encore fraternel aujourd'hui ? A connaître l'intolérance de cette Arabie,
berceau du Coran, on ne peut qu'en douter. Toute pratique religieuse, autre que la religion d'Etat, y est interdite. Et ceux qui expriment à ce titre une opinion
différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. Ainsi, lors de notre séjour dans ce pays, notre voiture fut lapidée
par une bande d'enfants lorsque nous traversions Diraya, le village natal de Wahab, le fondateur de l'intégrisme saoudien.
On traque les messes sauvages
Tout signe d'un rassemblement donnant à supposer qu'une réunion se tient régulièrement quelque part provoque une descente de police. Récemment des Philippins ont été bâtonnés à mort
pour avoir osé organiser une messe. La répression va jusqu'à interdire l'importation de sapins de Noël et tout symbole religieux ( crucifix, bible, missel, etc).
Si la loi du talion règne dans ce pays aux mœurs primitives (l'esclavage n'y a été supprimé qu'en 1968), l'œil pour œil , dent pour dent n'a pas son avers positif. Pas d'église, pas de
temple, en Arabie saoudite, mais des mosquées un peu partout en Occident, de construction souvent financée par des fonds d'origine arabe ou saoudienne. On ne fait pas mieux dans
l'arrogance et le mépris. Il est vrai que les affairistes occidentaux n'ont pas ménagés les efforts pour inspirer de tels sentiments, prêts à tout pour un quelconque contrat juteux,
abandonnant toute dignité devant les exigences du plus riche.
Arrogance et mépris qui s'associent tout naturellement à une hypocrisie de bon aloi. Hors du pays, les Saoudiens goûtent avec délices aux moeurs " dissolues " de l'Occident, ne
craignent ni l'ivresse, ni l'adultère. Dans leur pays, boire mérite la bastonnade, l'adultère la mort, même pour les princes et princesse de sang. Que reste-il donc désormais de cette
religion qui devrait inspirer vertu et fraternité si le pays qui en détient les clefs donne le pire des exemples ? et exige tout des autres sans contrepartie.
René d'Ombresson
Journal Franz Webert - 2ème trimestre 2009
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